samedi 14 octobre 2017

Mariage amazigh




Sixième jour sur le terrain, sixième école équipée, c'est un succès au delà de nos espérances en terme de timing même si il reste encore quelques petites choses à finaliser. L'école Tizra d'aujourd'hui se situe sur la même commune de Trigrigra que celle d'hier et sont similaires en terme de construction. Celle-ci dispose d'une troisième salle de classe pour un total d'une quarantaine d'élèves. Nous n'avons pas d'autre choix que de fixer le support du panneau solaire à la structure de la citerne d'eau, aucune extension de la chape n'étant disponible comme celle de Tisfoula. Sur les coups des deux heures, nous avons pris la piste sur deux kilomètres pour rejoindre un hameau où se déroulait un mariage. Nous avons dégusté un plat de viande de boeuf au pruneaux dans un salon qui nous avait été réservé en compagnie de Mustafa, Président de la communauté rurale de Tigrira. Ensuite, un moment exceptionnel nous a été offert au mariage où nous avons pu assister à des chants amazigh.


Demain, nous retournons avec Tim à la deuxième école fixer le panneau solaire sur le baril et allons décider de comment profiter des prochains jours. Hors de question de quitter le Maroc sans embrasser Selwa de El Baraka Angels, donc direction Rabat où se situe le siège de l'association.

Un merci gros comme un camion de pompiers à tout les participants, David, les deux Mike, Berhard et Wioletta, Bengt et Evoli, Matt avec un choukran spécial à Mustafa qui a encore du pain sur la planche ainsi qu'à tous les contributeurs financiers qui seront remerciés dans un article spécial qui leur sera consacré.

Prochain The School Run prévu pour mars 2018, quand j'ai demandé à Tim si il prévoyait deux éditions par an, il m'a répondu " At least ! ".

Merci de m'avoir lu, salut et fraternité,

Jérôme l'Ours Chesnot
octobre 2017, Ifrane Maroc

vendredi 13 octobre 2017

Couscous dans l'Atlas




Deux choses importantes à retenir de cette nouvelle journée au Maroc consacrée à l'équipement de la cinquième école du projet The School Run 2017, le couscous généreusement cuisiné par les parents d'élèves et l'immensité du décor. Bon sang que c'est beau l'Atlas ! Nous sommes à environ 1200 mètres d'altitude posés sur un gigantesque plateau où se succèdent des collines pelées d'une couleur ocre presque dorée. On a quelques surprises à croiser de nombreux troupeaux de bovins dans ce paysage sans prairies.


L'école a été récemment rénovée et même si Mustafa peste un peu en découvrant la pré-installation électrique, nous allons pouvoir rapidement connecter notre système photovoltaïque. En fin d'après-midi la lumière brille dans la salle de classe principale et la chambre de l'institutrice qui nous remercie d'un large sourire. Elle ne bénéficiait jusqu'à présent que d'une lampe à gaz pour s'éclairer, sans poste de radio ni encore moins d'ordinateur.

Mustafa reviendra la semaine prochaine pour terminer la deuxième salle de classe. Demain déjà la sixième école, une journée de plus pour finaliser quelques points sur les précédents chantiers et nous pourrons prendre un peu de temps libre à faire les touristes.

jeudi 12 octobre 2017

May the 4th come from the sun





C'est à 1600 mètres d'altitude au dessus d'Azrou que nous attend la quatrième école Tisfoula située à Ain Luh. Un seul batiment partagé en deux petites salles de classes ou quatre ampoules basse consommation suffiront à les éclairer. Ici, pas d'extension de la chape de béton, il va donc falloir improviser et Bernhard prend une nouvelle fois les choses en mains. Nous allons utiliser les toilettes de l'école pour y poser le panneau solaire, le poteau en aluminium scié en deux supportant l'arrière et deux équerres vissées dans le toit sur le devant du panneau. Un artisan ferronnier nous suit sur chaque école le lendemain et construit une solide structure métallique pour éviter le vol du panneau.

Les kits photovoltaïques que Light2Learn pose dans les écoles sont similaires, comme l'ami Boub me l'a si gentiment demandé, en voici le détail :

  •  Un panneau solaire de 320w, avec une moyenne d'ensoleillement optimal de cinq heures par jour, cela génère 1600 watts quotidiennement.
  • Deux batteries 12v de 250 amp, soit 3 kw, montées en série pour un total de 24 volts. Afin de préserver les batteries, Nous ne les utilisons qu'à 50% de leur capacité. 
  • Un convertisseur 24v continu / 220 v alternatif de dernière génération supportant 2,4 kw.
  • Un boitier disjoncteur limitant l'installation à 10 ampères en cas de branchement d'appareils trop puissants.

Il s'agit de matériel américain de marque American Solar pour le panneau et TAB pour les batteries et le convertisseur.

Une fois la mise en place du tableau et des batteries, je suis allé dans une forêt de chênes verts toute proche de l'école où j'ai pu observer quelques macaques de barbarie. Contrairement aux singes présents dans la forêt de Bouachem où oeuvre nos amis de l'association BMAC, les singes de la région d'Azrou sont beaucoup moins sauvages et viennent à proximité des habitations quémander quelque chose à manger.

Ce matin, nous avons reçu une contribution importante de l'agence de référencement Investoweb qui nous permet de boucler le budget, nous reviendrons très bientôt sur cette participation de dernière minute.

mercredi 11 octobre 2017

Embraye, on passe la troisième !



Mercredi 11 octobre, direction la commune de Bensmim à l'école Bouislikhane, proche de la ville d'Azrou, où deux instituteurs sont ravis de nous accueillir. Nous ne disposons pas de groupe électrogène sur place, nous commençons donc par la mise en place du tableau électrique et des batteries afin d'alimenter la perforeuse et ainsi ériger le support du panneau solaire. Nous n'allons souffrir d'aucun imprévu particulier, ici aussi l'école a été récemment rénové grace à l'association El Baraka Angels et les salles de classes ont été pré-équipées par notre nouvel ami Mustafa, ce qui facilite grandement l'installation. Les collègues ont rencontré au camping deux espagnols... de Valence, qui vont passé la journée avec nous. Petit étonnement général autour des trois individus discutant en valencien.

Nous avons profité du gain de temps pour filmer un interview de Absou, enseignant depuis huit ans dans cet école. C'est Matt Champion qui est chargé du suivi video et photo du projet. Consultant en communication, il a gracieusement offert ses compétences à Light2Learn pour réaliser un reportage de l'ensemble du séjour.

En écrivant cet article, j'écoute le dernier album de Rokia Traore et sa chanson NeSo, je ne peux m'empêcher de faire le lien entre (manque d') éducation et migrations dues à la guerre ou à la pauvreté. Difficile de tracer la ligne entre engagement personnel et responsabilité collective, quoi qu'il en soit il s'agit d'abord d'un éveil des consciences. Que notre humble action puisse y contribuer.

mardi 10 octobre 2017

Le poteau et le baril


Troisième jour, deuxième école à l'ouvrage, celle de Zaouat sidi Abderrahman. Si la partie intérieure de l'installation est déjà rodée, il n'en est pas de même pour ce qui est de la mise en place du poteau en aluminium qui supporte le panneau solaire, nous ne sommes pas à l'abri d'imprévus. Pour commencer, nous devons choisir la situation idéale orientée vers le sud pour optimiser l'ensoleillement, d'un arrimage qui résiste au vent mais aussi au vol. Nous disposons pour la fixation de l'extension de la chape de béton entourant les batiments de l'école. Aujourd'hui, il a fallu improviser car notre premier essai n'était absolument pas fiable. Les gros bras ont pris les choses en main, ils ont enterré un vieux baril d'huile usagé dans le sol et l'ont rempli de béton et de pierres autour du mat. Digne des forces spéciales de la coalition suedo-anglaise. Grosse impression devant les quelques locaux qui nous ont accompagnés toute la journée. Le système est presque achevé mais nous devrons revenir lorsque le béton sera sec pour monter le panneau solaire et le connecter.

C'était le seul jour où l'ensemble des participants à The School Run 2017 était réunis. Demain Mike retourne en Angleterre et de notre côté nous attaquons la troisième école.

lundi 9 octobre 2017

Première école équipée



" It was a big day " dirait Tim, je ne le contredirais pas, ce fut une pleine et belle journée. À commencer par les chaleureuses retrouvailles avec de nouveaux membres de l'équipe dont notre ami Mike qui était du voyage en Gambie en 2014. Un peu plus tard, c’est la vingtaine élèves de l'école rurale de Afakfak qui nous ont accueilli, serrage de pinces obligatoire, nous avons aussi retrouvé Mustafa, l'électricien qui va prendre le relai dans le suivi et la maintenance des systèmes. L'aide de tous les participants au projet n'a pas été de trop, chacun s'activant aux diverses taches, mise en place du pilone accueillant le panneau solaire, tirage des cables ou montage du tableau électrique.Les six écoles de cette action partagent le même type de matériel : deux batteries de 250ah, un panneau solaire de 320w et un onduleur de dernière génération pouvant supporter un maximum de 3 kw. L'édifice ayant été déjà pré-équipé, à 17h30 l'affaire était pliée, les deux salles de classe de l'école était alimentée par le soleil.

Demain, direction Tisguit pour s'occuper de l'école de Zaouat sidi Abderrahman qui est particulièrement éloignée de toute agglomération.

dimanche 8 octobre 2017

Première journée au Maroc


Après quatre heures d'attente et de formalités au port de Tanger Med dans les bureaux de l'administration douanière afin de détaxer le matériel photovoltaïque, nous avons pris la route vers la ville d'Ifrane que certains appellent la Petite Suisse. Un énorme merci aux fonctionnaires marocains car nous étions un samedi après-midi, au transitaire Abderrazak, à Selwa et Zouhair de l'association Baraka Angels sans qui cela n'aurait été tout simplement pas possible dans ces délais.

Aujourd'hui dimanche, nous avons visité quatre écoles financées par Baraka Angels de la communauté rurale de Tigrira dont celle de Afakfak qui sera la première équipée à partir de demain si tout se passe comme prévu. Moment émotion à l'école de Tizguite où nous avons été accueilli par un père de famille avec qui nous avons échangé quelques mots en français. Sa fille de quatre ans est une future élève qui pourra apprendre dans une salle de classe éclairée. C'est d'ailleurs une autre priorité de l'association Baraka Angels que de trouver les financements pour construire des écoles maternelles, comme Shine Africa en Gambie, car dans beaucoup de pays d'Afrique la scolarité ne commence qu'entre 6 et 7 ans.